S’il fallait ne retenir qu’une question de toutes celles qu’on me pose en consultation, ce serait celle-ci, dans ses mille variantes :
« Qu’est-ce qu’il ressent vraiment ? »
Elle arrive parfois d’emblée. Parfois après vingt minutes de détours. Mais elle arrive presque toujours. Et c’est pour elle qu’existe le tirage relationnel.
Le tirage relationnel ne lit pas dans la tête de quelqu’un. Il éclaire ce qui circule entre deux personnes — ce qui est en jeu dans le lien, du point de vue de chacun.
Dans la version que j’utilise, six cartes se répartissent ainsi :
Vous remarquerez quelque chose : les positions 1 et 2 sont différentes. C’est le cœur du tirage. Beaucoup de relations se bloquent précisément là — dans l’écart entre l’image que quelqu’un a de lui-même et la place qu’il vous accorde.
Voici ce que j’entends souvent, formulé de mille façons : « je veux savoir s’il m’aime. »
Le problème n’est pas la question. Le problème, c’est que la réponse ne réglera rien.
Je le constate régulièrement : les personnes qui obtiennent un « oui » clair sur les sentiments repartent rarement apaisées. Parce que la vraie question était ailleurs. Elle était : est-ce qu’il va faire quelque chose de ce qu’il ressent ? Ou plus douloureusement : est-ce que ça me suffit ?
Les sentiments et les actes sont deux choses distinctes. Une personne peut vous aimer sincèrement et ne rien construire. Une autre peut être ambivalente et rester présente pendant des années.
Le tirage relationnel le montre très bien, justement parce qu’il sépare ce qui porte vers vous (position 5) de ce qui retient (position 4). Quand ces deux cartes sont fortes toutes les deux, vous tenez l’explication de mois d’allers-retours.
Je préfère être claire, parce que c’est souvent une déception :
C’est le bon moment quand :
Ce n’est pas le bon moment quand :
Sur ce dernier point, je serai directe : le tarot devient un piège quand il sert à repousser une décision. Si chaque tirage vous donne une raison de patienter six mois de plus, ce n’est plus le tarot qui parle.
On me pose souvent la question, alors voici la distinction simple :
Si vous êtes dans l’incertitude sur ce que ressent quelqu’un : le relationnel. Si vous êtes deux et que vous cherchez comment avancer : l’évolution.
Les deux existent dans Auréa, et vous pouvez comparer tous les tirages ici.
Il y a une phrase que je répète souvent en consultation, et je la répète ici.
Comprendre ce que ressent l’autre ne vous dit pas ce que vous devez faire.
C’est même parfois le contraire : savoir qu’on est aimée rend le départ plus difficile, pas plus facile. Le tirage relationnel donne de la clarté, pas du confort. Et la clarté, honnêtement, c’est déjà beaucoup — la plupart des souffrances relationnelles viennent moins de ce qui se passe que du fait de ne pas comprendre ce qui se passe.
Pour faire un tirage relationnel : il est disponible dans Auréa, mon application de tirage de tarot personnalisé, avec une lecture écrite à partir de vos cartes et de votre question.
Pour en parler avec moi : je pratique la voyance sentimentale à Nice, à domicile, par téléphone ou en visio. Certaines questions méritent qu’on les déroule à deux.
Natacha Laure — voyante et cartomancienne à Nice